Poème pour maman Victor Hugo

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Voici des jolis poèmes de Victor Hugo
Po C3 A8me pour maman Victor Hugo 54 Poème pour maman Victor Hugo
A maman
Mon coeur me dit que c’est ta fête
Je crois toujours mon coeur quand il parle de toi
Maman  que faut-il donc que ce coeur te souhaite?
Des trésors? Des honneurs? Des trônes? Non  ma foi!
Mais un bonheur égal au mien quand je te vois
Victor Hugo
À notre mère
« Oh! l’amour d’une mère!  amour que nul n’oublie!
Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie!
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en sa part  et tous l’ont tout entier ! »
Victor Hugo

Poème pour les mères 

Les mères 
Les mères ont senti tressaillir leurs entrailles.
Les lourds caissons chargés de boîtes à mitrailles
Courent  et l’on dirait qu’ils bondissent joyeux.
Le peuple de Paris  pensif  les suit des yeux
Et s’en va par les quais vers les Champs-Élysées.
On ferme les maisons  on se penche aux croisées ;
La cohue en haillons  morne comme la nuit
Marche  grossit  s’avance  et l’on entend le bruit
Que font les bataillons et les cavaleries.
Elle passe  sinistre  auprès des Tuileries.
Oh ! de ceux qui s’en vont  rêvant  par ce chemin
Combien ne verront pas le soleil de demain !
Dans cette multitude aux pantomimes sombres
Combien parlent encor qui déjà sont des ombres !
Guerre civile ! émeute ! ô deuil ! combien ce soir
Auront pour dernier lit le pavé froid et noir !
Victor Hugo
Mères  l’enfant qui joue à votre seuil joyeux
Mères  l’enfant qui joue à votre seuil joyeux
Plus frêle que les fleurs  plus serein que les cieux
Vous conseille l’amour  la pudeur  la sagesse.
L’enfant  c’est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré
C’est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n’avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l’ombre de votre âme.
Mères  l’enfant que l’on pleure et qui s’en est allé
Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé
Verse à votre douleur une lumière auguste ;
Car l’innocent éclaire aussi bien que le juste !
Il montre  clarté douce  à vos yeux abattus
Derrière notre orgueil  derrière nos vertus
Derrière nos malheurs  Dieu profond et tranquille.
Que l’enfant vive ou dorme  il rayonne toujours !
Sur cette terre où rien ne va loin sans secours
Où nos jours incertains sur tant d’abîmes pendent
Comme un guide au milieu des brumes que répandent
Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs
Vivant  l’enfant fait voir le devoir à vos coeurs ;
Mort  c’est la vérité qu’à votre âme il dévoile.
Ici  c’est un flambeau ; là-haut  c’est une étoile.
Victor Hugo
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